Dimanche 15 janvier 2012
Arrivée d'Orly à Pointe à Pitre à 18h 30 par vol Air France, il fait nuit. pris par la douceur de la température dès la sortie de l'avion. Je suis accueilli par Philippe et Albert et Christophe gendre d'Albert qui fait nous fait profiter de sa voiture pour rallier la marina de Pointe à Pitre.
Au ponton je retrouve Bye-Bye qui était resté à Salvador en janvier 2011 lorsque le RIDS était parti pour l'Amazone.
Bye-Bye, Catamaran Catana 431.
Philippe et Vincent, ses 2 copropriétaires sont venu le récupérer en Octobre dernier en vue d'une remontée non-stop vers la Martinique, et la marina du Marin, pour un chek-up complet et réparations aux chantiers du Marin (qui avaient accueilli Caiperinha en avril 2011).
Martine est au bateau, et l'équipage pour la semaine à venir est au complet.
accueil chaleureux au bateau et émotion de retrouvailles 6 mois après la fin du RIDS et l'arrivée à Sète
lundi 16 janvier Petite Anse
Dès le petit déjeuner, quelques courses d'avitaillement au "Champion" du coin,
puis départ de la marina vers 11h pour un mouillage sur la côte ouest avant de gagner Antigua à 30 miles environ au nord de la Guadeloupe.
Pour tout ce périple l'incontournable "Patuelli", Guide de navigation des Antilles est à bord
on longe la côte est de Basse-Terre, avec la Souffrière dégagée des nuages.
le phare de la Pointe du Vieux Fort
vers 16h 30 on choisit un mouillage abrité, pas trop fréquenté: la "Petite Anse" à peu près à mi chemin sur la côte ouest, côte abritée des vents dominants d'est, les alizées.
Mardi 17 janvier Antigua
Nuit calme au mouillage.
lever 6h30, petit-déj et départ à 8h pour Antigua.
On remonte la côte ouest de Basse-Terre bien abritée et dès que l'on arrive dans le "canal" entre les 2 îles: 25 noeuds de vent apparent,
on aura aussi quelques "grains" avec rafales de vent et pluie, de génération rapide et spontannée.
1 ris dans la grand-voile et génois adapté.
Vers 16 h arrivée à Antigua (en mai dernier on avait pris un mouillage dans la grande baie fermée et protégée de Falmouth Harbour, à gauche) on va cette fois-ci dans l'anse profonde et protégée d'"English Harbour", à droite.
superbe structure à l'entrée de Falmouth Harbour
Bien encombré, les bateaux sont proches, un anglais vient courtoisemment nous faire remarquer que nous sommes près de lui!! ce qui veut dire bien sûr qu'il serait heureux de nous voir nous éloigner un peu... ce qu'on fait.
descente à terre pour les formalités d'entrée douane, police, port mais tout est déjà fermé. Petit tour dans cette petite ville que l'on connaît puis retour à bord.
La nuit pluie et grain: le mouillage à bien tenu.
Mercredi 18 janvier Antigua
lever général 6h 30, vers 9h départ en annexe pour le port de Falmouth.
l'équipage, de G à Dr: Albert, Xavier, Martine, Philippe
Comme l'an dernier, les formalités sont longues:
formulaires à remplir à la main en plusieurs exemplaires, mentionnant tous les membres d'équipage, passage dans 4 bureaux différents, mais intransigeants: tout à la main, crampe de l'écrivain assurée pour Philippe le skipper.
coût total: droits d'entrée + port = 350 doll caribéens # 120 €
Durée totale: 1 heure.
en sortant on prend un taxi pour se rendre à la capitale St-Johns, distante de 25 km.
Avant change de monnaie: ici c'est le dollar caribéen, valant environ 3 fois moins que l'euros. Et encore à l'effigie de
la Reine Elisabeth 2.
Arrivés à St-Johns: une de maisons basses de 1 à 2 étages en moyenne, toutes, ou presque en bois, souvent peint de couleurs vives.
D'emblée la ville est dominée par un énorme paquebot blanc qui domine tous les toits de ces tourelles et passerelles.
les plaques d'immatriculation rappellent que le pays est composé des 2 îles Antigua et Barbuda
visite du musée ethnographique local
les premières populations les Arawaks, chassés plus tard par les Caraïbes venus de la région amazonienne
petite halte à midi dans une cantine de quartier ultra-dépouillée, nourriture simple, basique mais bonne
toute la capitale est en maisons de bois de 2 étages maximum, peintes
monument au "père de la patrie" héros de l'indépendance
retour en bus à Falmouth Harbour avec ses maisons de bois peintes sur pilotis en ciment comme dans toute l'île (région à cyclones)
et le centre très "british Nelson" du début 19ème
la cale du petit chantier naval
et la boulangerie...
et retour au bateau à la nuit
Jeudi 19 janvier Antigua
départ dans la matinée d'English Harbour après les courses en produits frais.
l'aire de mouillage, fermée par d'anciens fortins
le "trou à cyclones", entrée de la mer très profonde en fjords dans les terres où les bateaux tentent de se protéger en cas de cyclone.
on quitte le mouillage abrité derrière des falaises érodées, appelées "Colonnes d'Hercules"
route vers l'est pour 1h 30 de navigation
on longe une côte alternant plages protégées et falaises
vers un mouillage désert appelé Ricket Harbour sur une minuscule île: Green Island
baignade et vision au masque du corail et des poissons multicolores
dans cette petite crique fermée et protégée (mais non sans risque) par une barrière de corail
puis départ avant le coucher du soleil pour rejoindre la Gadeloupe et Pointe à Pitre par la côte ouest "sous le vent"
une grande partie de la nuit se fera au moteur, faute de vent, en particulier sur la côte ouest de Basse-Terre.
vendredi 20 janvier Pointe à Pitre
Lever du jour à 6h
On passe à nouveau dans l'autre sens la pointe du Vieux fort
avec les dernières lumières du phare
et la Soufrière qui se pare des roses du levant
dans 4 heures nous seront à nouveau à la marina de Pointe à Pitre
dans l'après-midi visite de l'Aquarium de Pointe à Pitre
et le soir repas au restaurant pour fêter l'anniversaire de Martine avant son départ demain pour la métropole
Samedi 21 janvier Les Saintes
dans la matinée, avitaillement ( Carrefour de Jarry) pour le week-end prévu aux Saintes.
Martine part pour son vol vers la France en début d'après-midi.
Arrivent Florence (fille d'Albert) Christophe son mari et leurs 2 garçons Titouan et Ewann.
Vers 16h on quitte la marina, direction au sud vers l'archipel des Saintes à 3 h de bateau. On est sous voiles, au portant. Tout va bien.
À gauche la Soufrière au coucher du soleil, puis la nuit arrive.
On se cale sur la balise verte de la passe de la baleine qu'on laisse à babord pour entrer dans la passe (trace bleue)
dans le noir, dans l'anse du Bourg, prise de coffre un peu difficile (houle et bouée agitée)
descente à terre pour tous, on déambule dans les petites rues désertées des touristes à cette heure jusqu'à un petit restaurant au bord de l'eau, pour une nourriture locale ( dorade) avec en fond le bruit du ressac dans la nuit.
Dimanche 22 janvier Les Saintes
le bateau a été très ballotté par la houle, toute la nuit, mouillage trés "rouleur"
au matin on décide de partir prendre un petit déjeuner plus au calme, un peu plus loin dans l'anse Bois-Joli
et finalement sur bouée au pied de l'îlet à Cabrit.
Baignade générale
on débarque en annexe sur l'île. 1 seul habitant sur cette petite île, un potier : Ulrich. Il nous raconte qu'il habitait autrefois sur Terre de Haut, comme potier ; on a édifié des éoliennes à côté de chez lui, insupportable : négociation, on lui attribue ce lopin de terre et une masure délabrée, où il a transféré son atelier.
Il récupère, par temps de pluie, l'eau boueuse qui dévale de la colline et en fait sa terre.
un moule unique de masque avec des variantes et de la peinture, qui servent de pot de fleur.
Les enfants sont intéressés, Ulrich leur propose de s'asseoir au tour et de tourner leur propre terre cuite, puis peinte et décorée de coquillage.
Quelle fierté pour eux lorsqu'on revient l'après-midi chercher leur œuvre après séchage
A pied, en 15mn on est au sommet, au Fort Joséphine, des bâtiments délabrés, restes d'une surveillance napoléonienne.
Vers 16h retour vers Pointe à Pitre. 20 nœuds de vent de face avec la houle, ça bouge, ça mouille.
Mais coucher de soleil sublime sur notre droite : la Soufrière en contre-jour.
ce n'est pas une éruption de la Soufrière, simplement les derniers feux du soleil couchant.
Arrivée de nuit à la marina dans le chenal balisé vert et rouge.
Lundi 23 janvier Pointe à Pitre
journée à la marina
des courses d'avitaillement en frais.
quelques petits travaux, changement de poignée de coffre, nettoyage des contacts électriques...
petit problème : le moteur tribord ne démarre pas ! Vérifications, aidé par JP de Pacificcool. Finalement le technicien Volvo viendra mercredi matin : problème de contact ou de relais électriques probable.
Le soir des retrouvailles : les équipages de Pacificcool (JP et Evelyne) et de Paloma (Yvar et Ascencion) viennent pour une apéritif prolongé. Réminiscences, du printemps 2011 au Brésil ...
Mardi 24 janvier Basse-Terre
petite inquiétude au lever : le ciel est gris chargé, menaçant. Une petite ondée puis tout se dégage. On arrive dans la période sèche
En attendant l'intervenant Volvo, journée locale.
On part en voiture sur Basse-Terre : Arrêt à la Cascade aux écrevisses.
Végétation luxuriante, tropicale, humide.
Route vers la côte caraïbe, ouest, route de végétation tropicale toute en virages qui suit la côte de plages en villages et en falaises.
Halte déjeuner à Deshais,
au bord de l'eau, air doux, petit souffle, temps clair, je goûte un vivaneau grillet.
Au loin l'ombre de l'île volcanique de Montserrat à 30 miles, notre prochaine destination.
Retour par le nord, par Sainte-Rose et retour à la marina.





















































































